Oslob : bof

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08/04/2014 - Pays : Philippines - Imprimer ce message Syndication :
8 avril 2014
Oslob, île de Cebu, Philippines

Nota : pour ceux et celles qui les ont manquées, dix-huit photos ont été ajoutées à notre billet précédent, snorkeling à El Nido.

Nous avons déménagé de territoire. Un saut en avion nous emmène vers l'est  dans l'archipel des Visayas, là où le typhon Hayian a ravagé quelques îles en décembre dernier. Encore du snorkeling de première classe en perspective. La ville de Cebu, deuxième ville des Philippines, est notre lieu d'atterrissage. Une nuit dans cette grande ville qui a un air de mini-Manille et on en sort au plus vite vers le sud. Un couple de Français, amateurs de plongée rencontrés plus tôt dans le voyage nous ont parlé d'un endroit où l'observation de requins baleines, que nous avions ratée il y a quelques semaines, était pratiquement assurée à Oslob, dans le sud de l'île de Cebu. Ils nous expliquent en termes un peu vagues que les requins sont attirés avec de la nourriture pour les observer. Que les animaux sont mi-sauvages. Bref, on ne savait trop quoi en conclure, sinon que nous avions très envie de voir ces grosses bêtes de près. Et pas une ligne sur cette activité dans les guides de voyage tels Lonely Planet ou Guide du routard. Bizarre mais on comprendra plus tard. Nous arrivons à Oslob en début de PM. L'activité requin baleine n'a lieu qu'en AM. Faut donc rester jusqu'au lendemain et coucher ici. OK, on se trouve une chambre quelconque, mais les prix de la place sont un peu plus élevés que la moyenne. Et le village est désert le soir. On mange une bouchée dans un petit stand tenu par un sympathique Français établi là-bas. Un gars de plongée sous-marine en plus. On lui pose quelques questions sur ce qui fait revenir jour après jour des animaux sauvages ici. On sent un peu l'inconfort dans ses réponses. Il dit du bout des lèvres que des scientifiques suivent l'affaire et que tout a l'air OK. Hummm. En bref, les locaux leurs offrent de la bouillie de crevettes de 6 à 12h chaque jour. «Miam, miam» dit le gourmand requin baleine en savourant cette friandise acquise sans effort. Et passé midi, fini le bar ouvert. Les gros poissons doivent se débrouiller pour trouver dans la mer le reste de leur pitance quotidienne de plancton, de méduses et de petits poissons. Et le lendemain matin, ils sont de retour pour le même service. C'est la seule chose qui tient l`économie locale, rajoute le Français. Bref, on met les principes écolos un peu de côté pour nourrir tout le village. Parce ça fait vraiment travailler tout le monde : très nombreux bateliers qui font l'aller-retour en mer avec les touristes, guides, agents de briefing, vendeurs et contrôleurs de tickets, hôteliers et restaurateurs, etc.

On s'en va au dodo tôt car notre Français nous a suggéré d'arriver vers 6h30 pour éviter la cohue des touristes. OK. En pleine nuit, une noix de coco tombe directement sur le toit de tôle de notre chambre, juste au-dessus de nos têtes. Bang ! Ça nous a réveillé bien entendu, mais on a vite compris ce qui venait de se passer. Debout à 6h00, on ne déjeune même pas et on s'en va directement au briefing. En effet, avant de sauter à l'eau avec masque et snorkel, on va nous donner quelques consignes. Par exemple, ne pas approcher à moins de quatre mètres des requins, pas plus de six touristes par animal, si un poisson nage vers vous, cédez le passage calmement, interdit de toucher aux requins, désamorcez le flash de votre caméra, vous avez 30 minutes max dans l'eau, etc. Plein d'allure tout cela. On s'en va au bord de l'eau. Il y a déjà une quinzaine de bateau à 200 pieds du bord. Quoi ? On ne va pas plus loin que ça ? On nous emmène tout près. C'est le cirque. Chaque requin se tient la tète en haut à proximité de celui qui lui jette des boulettes de nourriture à bord d'un petit bateau. Le requin ouvre sa grand gueule et aspire la nourriture. Autour de chaque animal (on en a vu six ou sept), il doit bien y avoir dix personnes qui veulent toutes se faire prendre en photo avec la bête en background. Même les guides, qui sont censés faire respecter les règlements, poussent les gens à proximité. Plusieurs touristes ne savent pas nager et portent des gilets de sauvetage. Il se font tirer vers le fonds le temps de prendre la photo. C'est fou raide, tout le monde est excité. Quelle déception. Mais au moins, on a très bien vu les requins baleines de près. Le plus beau moment ? On en a vu un nager librement en-dessous de nous et quitter les lieux vers le large. Il devait se dire : «What a zoo, moé, je kâlisse mon camp d'icitte». Bon, on ne regrette pas notre expérience, mais on en ressort avec une opinion mitigée, mettons. Autre point positif, Renée a réussi le test de retourner dans l'eau salée malgré ses boutons de bédaine. C'était l'une de ses craintes que ça se remette à piquer.

Après être sorti de l'eau, on s'en va voir les chutes Tumalog, très belles. Un large filet d'eau qui tombe sur une vingtaine de mètres de hauteur. Puis, on attend un bus qui nous ramassera sur le bord de la route vers notre prochaine destination, Dumaguete sur l'île voisine de Negros. Ce sera notre tremplin vers l'île d'Apo, une zone marine protégée qui constitue l'un des meilleurs spots de plongée des Philippines. Quelques jours de repos et de repli à Dumaguete avant de partir, toutefois. Une belle ville qui tranche avec ce que nous avons vu jusqu'à maintenant. Plus urbanisée, le front de mer est très bien aménagé. Il y a plusieurs universités ici et ça se sent dans la ville. Notre hôtel vaut une mention. Nous logeons au Harold's Mansion Inn qui est un endroit parfait. De loin le meilleur rapport qualié-prix depuis notre départ. Très propre, pas cher (20 $ avec clim + petit-déj.), excellente ambiance. Le Wi-fi est puissant. Une grande terrasse sur le toit avec musique d'un band acoustique un soir sur deux et BBQ. Le pied.

On vous prévient qu'il y a de l'électricité seulement de 18h à 23h30 sur l'île d'Apo où nous allons et qu'il n'y a pas d'Internet. L'île de Gilligan ! Bilan au sortir de l'île.
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Par Eric De Almeida
le 09/04/2014 à 16:17:15
Wow Que de belle aventure!
vos photos sont magnifique!!
Quel genre de touriste vous rencontrez ,plus Europe ou Asie OU Amérique?
Par Renée et Jean-Pierre
le 10/04/2014 à 00:26:58
Salut Éric,
C\'est beaucoup beaucoup Europe, un peu Asie et presque pas Amérique. On a vraiment pas vu beaucoup d\'Americains depuis trois mois, un peu de Canadiens.
Ciao !
J-P

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Renée & Jean-Pierre

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