Deux jours dans le Parc national Kruger

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09/05/2014 - Pays : Afrique du Sud - Imprimer ce message Syndication :
8 mai 2014 Kruger National Park, Afrique du Sud Camp Pretoriuskop Nous passerons les deux prochains jours dans ce qui constitue la principale raison de notre venue en Afrique du Sud : l'espoir de rencontrer des grands fauves. Le Parc national Kruger, qui se trouve dans la province du Limpopo, est l'un des meilleurs endroits pour le faire. Nous y passerons deux jours - Limpopo, j'adore ce mot. Prononcez-le à voix haute et vous l'aimerez vous aussi - Nous avons un autre chauffeur-guide pour l'occasion. Jean-Marc, un Français qui vit en Afrique depuis seize ans. Un jeune couple de Français nous accompagnera itou, Amandine et Vincent. Les cinq, nous formions une merveilleuse équipe. Départ à 5h30 pour être à barrière Orpen du Kruger à son ouverture dès 6h00. Nous sommes entrés depuis dix minutes et on voit une première lionne couchée dans les foins. Excellent départ. Nous ne sommes pas au zoo. Aucune garantie de tout voir même si les bêtes sont nombreuses. Elles bougent et il faut les débusquer. Donc, être attentif chemin faisant. Dans le van, certains regardent à droite de la route, certains à gauche, question d'avoir toutes les paires d'yeux au travail. Ça gruge beaucoup d'énergie d'être attentif du matin jusqu'au soir. Le jour est bien levé et un peu plus loin, on voit trois voitures arrêtées près d'une rivière asséchée. Que se passe-t-il ? De l'autre côté de la rivière, pas un, pas deux mais bien trois léopards s'amusent ensemble en faisant des galipettes. Une femelle avec ses deux ados. Le léopard est l'un des animaux les plus difficiles à voir. Il est très furtif. On les observent à distance durant une bonne vingtaine de minutes. Jean-Marc nous dit que nous avons de la chance (lui aussi) d'en voir trois en même temps. On avance, on a autres choses à trouver. Les antilopes sont nombreuses et partout : impalas, kudus, nyalas et j'en passe. À la fin, on ne s'arrête plus pour les regarder à moins d'en trouver une rare ou un gros mâle avec de grands bois. Le terrain et le paysage est comme on se l'imaginait, comme ce que l'on voit dans les livres. On s'est quelques fois pris à dire : ce rocher-là, je l'ai vu dans Le Roi Lion, il y avait une rivière pareille dans Le Roi Lion. Enfantin je dois bien admettre. Les routes principales du parc sont asphaltées mais il y a pleins de pistes et de boucles sur terre battue qui partent dans tous les sens. On fréquentera les deux sortes de routes. Certaines mènent à des endroits plus reclus. On aperçoit deux lycaons (wild dogs) couchés en bordure de route. Le reste de la meute doit dormir pas trop loin. Encore un bon coup de chance. Ces animaux sont en voie de disparition et sont tués par des éleveurs parce qu'ils s'attaquent au bétail. Il n'en reste que 200 dans le parc et on ne les voit que rarement. On voit de tout : girafes, babouins, buffles, zèbres (les plus beaux), phacochères (ils sont beaux tellement ils sont laids)gnous, une dizaine de lions mâles et femelles, rhinos, hippopotames. oiseaux de toutes les grosseurs.... et les éléphants. Qu'ils sont majestueux et impressionnants ! On a observé un troupeau d'une centaine au bord d'une grande rivière. On s'est arrêté longuement pour les regarder. À un moment donné, une bonne trentaine de bêtes traversent la route pas loin devant nous. Tout à coup, on entend du bruit dans les feuilles à côté du camion, puis un barrissement puissant. C'en est un qui est vis-à-vis nous et qui n'a pas pris le même chemin que les autres pour traverser. Il nous fait comprendre de dégager la piste. Tu ne fais ni une ni deux et tu te pousses quand ça arrive. Ça peut charger ces grosses bibittes-là. Un des plus beaux moments de la journée. Nous passons la nuit au Camp Pretoriuskop dans le parc. Hébergement très bien. On a des pintades sauvages qui arpentent le site à la recherche de miettes. Jean-Marc accompagne à chaque semaine des touristes dans le Parc Kruger. Il nous dit que ce fut sa meilleure journée d'observation de l'année jusqu'à maintenant, tant en quantité qu'en qualité. Le lendemain est moins fructueux, mais bien quand même. Il fait plus chaud, il ne fallait pas s'attendre à la même chose. Mais on enfile les observations quand même régulièrement, surtout en après-midi. L'une des façons d'améliorer les chances de surprendre un animal passé récemment dans les environs est de repérer les empreintes au sol, mais aussi les crottes et les bouses. Comme dans bien d'autres domaines, la fraîcheur fait foi de tout. Je me concentre là-dessus et je suis devenu pas mal bon au repérage. Surtout pour les rhinos. J'y pense, il doit exister une faculté de biologie dans une université quelque part qui en fait une spécialité ? Un diplôme qui fait de vous un scathologue, je présume ? Mes prétentions en ce domaine sont plus modestes quand même. L'équivalent du D.E.C. conviendrait et le titre de Monsieur caca (avec un grand M) serait ben correct. Ça fait le niaisage. On va terminer la deuxième journée en force. Deux gros éléphants mâles sont repérés dans une petite piste pas large en terre. Le plus gros broutte les feuilles d'un arbre. Il a la moitié du derrière dans la route et bloque le passage. Après une vingtaine de minutes, la voiture du devant veut passer et continuer son chemin. Nous sommes la quatrième voiture derrière. La voiture s'avance lentement pour passer mais le gros mâle vient au milieu de la route avec les oreilles grandes ouvertes. Ohhh. Pas question de passer là. Il se pousse finalement un peu dans le bois et tout le monde en profite pour passer. Mais quand notre voiture arrive à son niveau, Monsieur n'est pas content et nous le fait savoir avec ses oreilles encore une fois. Palpitations au passage. Il fallait finir par passer parce que les barrières du parc ferment à 17h et les amendes sont très salées pour les retards. Le soleil est couchant et la tête est pleine de pensées feel good. Encore des voitures arrêtées devant. Une bande de lycaons, une bonne vingtaine, est en bordure de route. En fait, ils viennent sentir les voitures, nous font l'honneur d'une belle crotte et se couchent même sur la route. Jean-Marc n'en revient pas. Une hyène solitaire approche plus loin sur la route. Tiens, tiens. Ça pourrait faire une bonne bataille. On voit approcher la hyène dans les broussailles, peut-être à la recherche de restes abandonnés par la meute. Un des lycaons l'a repérée. Il part après avec les autres chiens à sa suite. La hyène se pousse vite fait. Elle n'aurait eu aucune chance. Bon, c'est assez. Il est 16h45 on doit sortir. On vous met 18 photos (le maximum) en accompagnement. On vous fera plus tard une édition spéciale photos pour les autres intéressantes.
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Par Michel April
le 14/05/2014 à 12:33:54
Le photographe en moi est tout avec vous!!! Profitez bien de ce temps privilégié! C\'est passionnant de vous suivre... À suivre...
Par Mimi
le 14/05/2014 à 12:42:40
Vous étés vraiment chanceux de voir toutes ces merveilles .. Moi aussi j\'ai une préférence pour le zèbre Merci de prendre autant de temps pour nous faire partager tout ça . Mimi .
Par Jacques c.
le 14/05/2014 à 12:52:27
Très beau paysage et de belle bête mais voilà que Roger a vite été repéré
Bonne suite a vous et a plus

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Renée & Jean-Pierre

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